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Transformation ou conduite du changement

Transformation ou conduite du changement, la différence.

La transformation est le changement de fonctionnement lui-même : le système, le processus ou l’organisation que l’on construit et qui prend la place de l’existant. La conduite du changement amène les personnes concernées à adopter ce nouveau fonctionnement, jusqu’à ce qu’il devienne leur façon normale de faire. Deux objets, un seul calendrier. Chacune porte sa propre preuve : la transformation se lit dans ce qui marche, la conduite du changement dans ce que les équipes font le mardi matin, une fois l’équipe projet partie.

Ce que recouvre la transformation.

Elle se porte depuis la direction générale, la direction des systèmes ou la direction des opérations, selon ce qui est construit. Elle agit sur des objets qu’on peut désigner du doigt : une architecture, un modèle de données, un paramétrage, des terminaux installés en magasin, des interfaces entre logiciels, des contrats fournisseurs.

Sa réussite se constate à des faits vérifiables. L’objet existe, il tient la charge du samedi, il est livré à la date annoncée et dans l’enveloppe votée. C’est le sujet de notre page conseil en transformation digitale.

Ce que recouvre la conduite du changement.

Elle demande deux rôles nommés : un dirigeant qui arbitre quand les priorités se bousculent, et une personne dont l’adoption est le travail à plein temps pendant le programme. Elle agit sur des matières moins tangibles et tout aussi datées : les compétences à acquérir, les gestes de travail à remplacer, le planning des équipes le jour de la bascule, la charge des managers de proximité, les questions qui arriveront la première semaine.

Sa réussite se mesure à l’usage réel, une fois le projet clos. La définition complète de la conduite du changement détaille ce périmètre, et notre page accompagnement au changement décrit la part la plus humaine du travail, celle qui se passe à côté des personnes.

Le lot d’adoption, financé en dernier.

Dans beaucoup de programmes, l’adoption apparaît comme une ligne budgétaire parmi d’autres, placée en fin de tableau, dotée de ce qui reste après le chiffrage technique. Le mécanisme se décrit simplement. Les dépenses de construction sont contractuelles et datées, donc elles se consomment en premier : licences, intégration, jours de développement, matériel.

Arrive l’imprévu technique de fin de parcours, une reprise de données plus lourde que prévu. L’arbitrage porte alors sur les lignes encore ouvertes, et la formation terrain en fait partie. Elle est réduite, puis ramenée à quelques visioconférences la semaine précédant la bascule. Le système est livré à la date. L’écart apparaît plus tard, dans les chiffres d’exploitation et dans les fichiers parallèles que les équipes ont reconstitués pour continuer à travailler.

Comment elles s’articulent dans une mission.

L’adoption se décide au cadrage, au même moment que l’architecture. Cela change des choses très concrètes : la personne qui écrira les procédures assiste aux réunions de paramétrage, les jalons de formation figurent sur le même calendrier que les jalons techniques, et une seule revue hebdomadaire suit les deux.

Ce séquencement a un effet secondaire utile. Les contraintes du terrain remontent pendant qu’on peut encore modifier la solution, plutôt qu’en formation, quand tout est figé. Notre page conduite du changement raconte comment nous menons cette partie.

Vingt-neuf magasins, une seule date.

Le cas que nous citons le plus souvent tient en une ligne : 29 magasins basculés le même jour, à l’échelle nationale, et le chiffre d’affaires n’a pas bougé. La part transformation de ce programme se voit facilement : le nouveau système, la reprise des données, le matériel installé site par site, les tests de charge, les interfaces avec la logistique et la comptabilité. Tout cela était prêt la veille au soir.

La part conduite du changement commence exactement là. Qui ouvre le magasin ce matin. Qui répond au téléphone à l’ouverture quand une caisse se comporte autrement qu’en formation. Combien de fois la bascule a été répétée en conditions réelles avant le jour J, et avec quelles équipes. Qui reste sur place la semaine suivante, quand les questions arrivent en vrac et que la fatigue s’installe. Ces deux parts avaient le même calendrier et la même revue hebdomadaire, et c’est ce qui a rendu la journée aussi calme.

Ce que vous pouvez demander à un prestataire.

Si votre besoin porte d’abord sur la construction, demandez qui écrit l’architecture, qui intègre, quelle part du code reste chez vous, et à quelle date la première version tourne en conditions réelles. Puis demandez ce qui se passe le lendemain de la mise en service.

Si l’objet existe déjà et que l’usage manque, demandez le plan d’adoption avec ses dates, le nombre de personnes formées, les répétitions à blanc et les jours de présence sur site après la bascule. Demandez surtout le nom de la personne qui répondra aux questions du terrain.

Si votre programme demande les deux, demandez un seul calendrier, une seule revue et un interlocuteur qui répond des deux. Nous travaillons de cette façon, et nous en discutons volontiers avant que le cahier des charges soit figé.

Ce qu’on nous demande le plus souvent.

A-t-on besoin des deux à la fois ?

Dès qu’un changement touche des gestes de travail quotidiens, oui. Une mise à jour d’infrastructure invisible pour les utilisateurs relève de la seule transformation technique. Un nouveau système d’encaissement, un nouvel outil de planification ou une réorganisation d’entrepôt demandent les deux, parce que l’objet livré ne produit de valeur qu’à partir du moment où quelqu’un s’en sert correctement, y compris les jours de forte affluence.

Qui pilote la transformation et qui pilote l’adoption ?

La transformation se pilote depuis la direction générale, la direction des systèmes ou la direction des opérations, selon l’objet construit. L’adoption demande deux rôles distincts : un dirigeant qui arbitre quand les priorités se bousculent, et une personne pour qui l’adoption est le travail à plein temps pendant la durée du programme. Ces deux rôles se nomment au cadrage, avec leur temps réservé dans les agendas.

Peut-on mener une transformation sans conduite du changement ?

On peut la livrer, oui. L’objet existe, il fonctionne, il est facturé. Ce qui manque se voit plus tard : des équipes qui reconstituent l’ancien fonctionnement à côté du nouveau, des fichiers parallèles, des contournements qui deviennent la règle en quelques semaines. Le système est alors techniquement en service et opérationnellement inutilisé, ce qui coûte deux fois.

Peut-on faire de la conduite du changement sans transformation ?

Oui, et c’est fréquent. Une fusion d’équipes, un déménagement de site, un changement de propriétaire ou une nouvelle politique de service modifient la façon de travailler sans qu’un système soit construit. La discipline reste la même : préparer, basculer, soutenir jusqu’à ce que le nouveau fonctionnement tienne seul.

Quel budget consacrer à l’adoption ?

Nous n’avons pas de pourcentage universel à donner, et nous nous méfions de ceux qui circulent, parce qu’ils sortent rarement avec leur échantillon et leur méthode. Le chiffrage se construit par le bas : nombre de personnes à former, format des sessions, répétitions à blanc, jours de présence sur site avant et après la bascule. Ces lignes se calculent au cadrage et se protègent au même titre que les licences.

Faut-il un seul prestataire pour la construction et pour l’adoption ?

Un seul plan et un seul calendrier comptent davantage qu’un seul fournisseur. Deux prestataires peuvent très bien fonctionner si leurs jalons sont communs, si la même revue hebdomadaire les réunit et si les décisions de paramétrage sont partagées en direct avec ceux qui formeront les équipes. Nous menons les deux ensemble, ce qui supprime la couture.

Situons votre programme.

Apportez le changement que vous préparez, avec sa date si elle existe. Trente minutes suffisent pour séparer ce qui relève de la construction, ce qui relève de l’adoption, et ce qui démarre en premier.